mardi, 06 avril 2021 12:05

Des histoires pour bien grandir

Des petits albums chez Larousse Jeunesse pour les enfants de 2 à 4 ans. Sur des thématiques concernant cette tranche d'âge en proie à de fortes émotions,

sans, hélas, pouvoir mettre des mots dessus. Ces petits livres sont le tremplin qui leur manque, du fait de leur jeune âge,

magnifiquement illustrés par Marie Paruit. Elle a su apporter dans ces illustrations à la fois de la tendresse, de la joie et de la créativité.

Un vrai bonheur à découvrir et à lire avec gourmandise sans restriction !

 

 

LA PETITE DERNIERE

Illustré par Peter Elliott.

Dans la famille d'Anna, il y a dix filles et elle est la dernière de la bande ! Quand sa mère la présente à quelqu'un, au lieu de dire son prénom,

elle l'appelle " ma petite dernière". C'est horripilant d'être la dernière tout le temps. Et puis elle a un prénom. 

Qui sait si on ne va pas l'oublier à force ? 

( Hommage à ma petite soeur dont les premiers mots ont été : et moi ?)

 

LA FOLLE COURSE DE MAMAN POULE

Illustré par Yves Calarnou

Coralie la poule est sportive, bien décidée à gagner le marathon qui aura lieu bientôt. Oui, mais voilà, elle est aussi la maman de dix petits poussins !

C'est l'histoire de toutes les mères modernes, qui veulent être maman mais aussi vivre à fond leur passion.

 

A L'ECOLE DES MILLEPROUESSES

Illustré par Tor Freeman

C'est la rentrée, mais pour Côme, pas de chance, sa maîtresse n'est pas là. Il doit passer la journée dans la classe des petits.

C'est la honte, et il est bien décidé à ne rien faire du tout. Mais voilà, c'est la cata dans cette classe : les petits pleurent,

ils ne savent pas se déboutonner pour aller aux toilettes, bref ils sont incapables de se débrouiller tout seuls.

Et la maitresse est débordée ! Heureusement que Côme, lui, est grand ...

Un moment très émouvant passé avec les enfants de Beyrouth.

Là-bas la situation est critique : économie au plus bas, si bien que les coupures d'électricité sont fréquentes,

donc connexion pas toujours facile, et tous les enfants n'ont pas les mêmes chances. Même si les enseignants et

le service culturel de l'ambassade font le maximum pour que chacun possède son ordinateur et un mobile.

Durant ces conférences, certains s'enveloppaient de couvertures : sans doute les maisons manquent de chauffage.

Mais les enfants sont enthousiastes, portés par le dynamisme et la conviction de leurs enseignants, qui défendent

la littérature jeunesse, et la louent.

 

Un enfant m'a demandé : - Au Liban, on a une devise : quand ça va pas, ça ira quand même. Est-ce que dans vos livres,

vous avez la même devise ? 

Oui, bien sûr, les épreuves sont faites pour qu'on les enjambe allègrement, même si parfois, le découragement nous prend.

C'est là que j'essaie d'emmener mes personnages, que la vie les transcende, qu'elle soit leur guide, leur élan.

 

 

samedi, 03 avril 2021 13:40

ANIMATIONS en SAVOIE

A la Médiathèque de la Ravoire

 

Accueillie par Audrey et Camille, j'ai passé deux belles matinées avec des enfants curieux de rencontrer une auteure jeunesse.

Rencontres  bien préparées par des enseignants, très enthousiastes par cet évènement.

Après les questions usuels, j'ai eu avec joie des questions spontanées dont certaines reflètent bien la profondeur de la réflexion des enfants.

Un garçon m'a demandé : " Peut-on dire que vos livres sont comme votre famille ?". A quoi j'ai répondu qu'effectivement, un personnage

que je créais et que je faisais vivre à travers une histoire devenait un peu mon enfant. C'est peut-être la raison pour laquelle je n'abandonne

pas un récit commencé, même si cela doit me prendre beaucoup de temps. J'aurais l'impression d'abandonner mon enfant, alors que c'est moi

qui l'ait soumis à des épreuves, et qu'il faut absolument qu'il les surmonte. Sinon il me serait difficile de continuer à vivre en paix.

 

 

LECTURE D'AIME de chez Talents Hauts

 

Un moment toujours fort, une classe en haleine, voire émus par le parcours de ce petit héros harcelé

à cause de son nom et qui n'en peut plus. Ras le bol, colère, détresse, mutisme, jusqu'à la prise de décision

d'y mettre fin coûte que coûte.

Il y a un moment aussi que les enfants apprécient : c'est lorsque je montre les petites histoires que j'écrivais quand j'étais petite.

J'avais alors entre 8 et 10 ans et je les offrais à mes soeurs. Il n'est pas rare qu'il tarde autour de la table pour les regarder plus

précisément. Puis ils m'avouent, à voix basse : - Vous savez, madame Claire Clément, moi aussi j'écris.

Et leurs yeux brillent, et je suis sûre que ça leur donne un élan nouveau pour écrire encore.

 

 

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